∞POSITION du O8/O2/11 au O5/O3/11 // MILONGA DEL ANGEL


LUDOVIC ISIDORE





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Peintures, gravures et poèsie

∞POSITION du O1/12/1O au O5/O2/11 // MILONGA DEL ANGEL


CAROLL BERTIN



BIO

Choisissant le volume comme mode d'expression artistique, Caroll Bertin réalise depuis les années 80 des sculptures de grand format faites de tissus, qu'elle choisit et associe avec l'inventivité d'une styliste. Caroll Bertin est née en 1945 à Rouen. A l'âge de seize ans, elle suit une année préparatoire aux Arts Décoratifs. En 1971, après quelques années d’incertitudes et de doutes, elle commence à illustrer des livres pour enfants.
Mais c'est véritablement en 1980 qu'elle se lance dans la création en volume en utilisant des vêtements usagés qu’elle découpe, recoud et colle. Caroll Bertin privilégie les vieux tissus (pantalons, pulls, etc.) qui portent encore en eux l'âme de leurs ex-propriétaires. Il en surgit des personnages étranges ou drôles : « bonnes femmes » et « bonshommes » de toutes tailles. Son atelier est continuellement jonché de tissus et de boîtes où s'entassent les vêtements regroupés par couleurs.
Caroll Bertin réside à Moustiers-Sainte-Marie, dans les Alpes de Haute-Provence. Son œuvre est exposée dans de nombreux lieux et galeries, Biennale de Femmes (Grand Palais, Paris, 1987), Isetan Museum (Tokyo, Japon, 1989), Artemissia (Montelupo, Italie, 1998), Galerie Insité (Marseille, 2003), Art et déchirure (Rouen, 2006), et bien d'autres encore...)




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∞ POSITION du 22/1O/1O au 25/11/1O // MILONGA DEL ANGEL


GERARD LATTIER






Peintre de l'oralité, archiviste et passeur, Gérard Lattier recueille auprès d'amis lointains et proches, dans les faits divers ou plus récemment... les évangiles, de petites histoires oubliées de la Grande. Unique, profonde et baignée d'une très grande humilité, cette oeuvre rend d'abord compte de la société des hommes. Débordant assez largement des feuillets de la morale établie, il incite à prendre acte et à perpétuer un effort de mémoire d'humour et d'humanité.




BIO
Né à Nîmes en 1937, Gérard Lattier vit et peint entre Poulx (Gard) et Ruoms (Ardèche) d’où sa famille est originaire. Il commence à dessiner tout jeune, alors qu’il est affecté d’une grave maladie. Puis à vingt ans, pour échapper à la guerre d’Algérie, il fera un long séjour dans un hôpital psychiatrique militaire: il y trouvera un espace de liberté pour peindre, dessiner et entamer en ces lieux fermés une oeuvre érotique et fantasmagorique hallucinée. Ces oeuvres impressionnèrent les artistes tels Clovis Trouille et Pierre Molinier, qui virent en Lattier le futur grand “Peintre de l’Art Noir”. Mais une cécité subite lui fera abandonner ces gouffres pour adopter une imagerie résolument tournée vers la vie: l’univers des petites gens, les histoires racontées par les anciens, les figures isssues de la culture occitane et, omnipresents, les récits relatant les tragédies de la dernière guerre. Il deviendra faiseur-montreur-diseur d’images peintes recueillant la mémoire populaire avec ses peurs, ses préoccupations, ses révoltes, tout un discours anti-militariste, bref une vaste culture orale, ainsi que l’écrit Pierre Gaudibert, dans le premier ouvrage paru aux éditions de Candide en 1981. Sa peinture se nourrit des histoires transmises, réinventées et réenchantées à l’aide d’un langage qui lui est propre, dans un déploiement de tout le corps: la main, l’esprit, la voix, le geste. Les personnages, alors incarnés en couleurs, en mots et volume sonore viennent hanter notre imaginaire; l’univers qu’il crée, entre émerveillement et tragédie, entre passé et présent, ici et ailleurs, accueille chaque nouvelle figure à la manière d’une pièce manquante qui viendrait prendre place dans le grand puzzle du monde. Au fil des années sa palette s’est faite plus lumineuse, et dans Les Evangiles, série réalisée entre 2006 et 2010 il retrouve les couleurs du Jardin des délices de Jérôme Bosch, après qu’il ait privilégié les teintes sombres et chaudes, celles des enfers chez le peintre flamand. Et c’est sur un ton très libre et subversif, cru mais proche de l’essence du texte, qu’il nous transmet le message des Apôtres.



∞POSITION du 14/O9/1O au 2O/1O/1O // MILONGA DEL ANGEL



LUDOVIC BASTIDE




BIO

Ludovic bastide, à rebours des modes qui édictent la ville et l’urbain comme le matériel inconditionnel de l’artiste contemporain, construit une œuvre naturaliste qui se veut pied de nez, rempart ultime contre une certaine forme de barbarie issue de la modernité.

L’artiste mixe sans complexe les techniques artistiques classiques, telles que la gravure sur cuivre, la mine de plomb, le plâtre, le ciment,  avec des média plus actuels comme le dessin mural, l’installation, le son . Les thématiques traditionnelles de la sculpture et du dessin (l’équilibre, le point de fuite, la rupture, la grille, la ligne, le motif, le paysage) sont utilisés pour leur caractère symbolique dans des mises en scènes ou il sert de support à une critique acerbe du monde contemporain. Cette utilisation appropriée de l’héritage classique donne à l’œuvre son assise et permet  à l’artiste de commenter l’actualité politique la plus récente sans tomber dans le spectaculaire et  le convenu. Les œuvres oscillent ainsi entre l’intemporalité de l’archétype et  le fugacité du commentaire.(...)


extrait du texte de Dorothée DUPUIS

– directrice de TRIANGLE FRANCE – Friche Belle de Mai


14/O9/1O



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∞POSITION du O5/O8/1O au 12/O9/1O // MILONGA DEL ANGEL



BINGO



EXPOSITION COLLECTIVE
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JAY ARZILIER
BAPTISTE BRUNELLO
ALEXANDRE GIROUX
alexandregiroux.blogspot.com                                                                             
SYLVAIN GAILLARD
ESTELLE BRUN
PIERGVI
CHRISTOPHE BLANC
JEAN DE BLANCHARD
JULIEN FRANCIOLI
NINA REUMAUX












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∞POSITION du 15/O6/10 au O4/O8/1O // MILONGA DEL ANGEL


MARJORIE CALLE



Brodeuse de vilains termes devant l'éternel
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Amour, Gloire et...
"Marjorie Calle, n'a pas besoin de se cacher derrière une pensée ou un prétexte, elle regarde, digère et en redemande. C'est entre les abécédaires brodées par les mamies devant Derrick et les agendas coloriés aux feutres fluos qui sentent bon les fruits artificiels des collégiennes, qu'elle va trouver son inspiration, là où les autres ne vont pas, elle plonge au plus profond dans la vie.

Archiviste du quotidien, elle glane les maximes, les mouchoirs cousus, et les nouvelles stars pour agrandir sa collection. Marjorie dessine son amoureux ou des châteaux tout droit sortis de Super Mario Bross, défend le R.M.I. pour la survie de l'artiste, brode des coeurs autour du nom d'un groupe de rap qui célèbre une des insultes les plus utilisées en France.
Marjorie Calle dit avec son travail ce qui nous touche tous et dont on ne parle pas vraiment, elle raconte la difficulté à se trouver une place dans ce monde, à sortir de l'adolescence, à grandir. Loin du discours sur l'art, elle a transformé sa propre paresse intime en un travail juste, cru, drôle et déconcertant, qui nous met face à nous mêmes, nos contradictions et nos faux semblants."

" La princesse au canapé " de Marianne Daquet

15/O6/1O au 2O/O7/1O
Prolongée jusqu'au O4/O8/1O



∞POSITION du O8/O5/1O au 13/O6/1O // MILONGA DEL ANGEL


                                     Barbier, Alex





Après avoir oeuvré auprès d'Hara Kiri et Charlie mensuel, le protégé de Gébé et François Cavanna, l'ami de Reiser et de Wolinski avait marqué la bande dessinée par deux livres parus au début des années 80 : Lycaons et Le Dieu du 12. Ensuite, écarté par la frilosité des éditeurs, il devra patienter jusqu'en 1993 que le CNBDI d’Angoulême lui consacre une exposition rétrospective. Il publiera un nouveau livre Les Paysages de la nuit aux éditions Delcourt. La rencontre avec les éditions Frémok l’installe comme référence majeure d’une nouvelle génération d’auteurs. 4 livres paraissent : De la chose, Lettre au maire de V, Autoportrait du vampire d’en face et la réédition de Lycaons. Certains ont voulu reconnaître parmi ses influences : Francis BaconWilliam S. BurroughsSoutineEdward HopperLouis-Ferdinand Céline… auxquels il conviendrait toutefois d'ajouter Stanislas-André Steeman
Ce jurassien lycanthrope, sans doute l'une des figures artistiques les plus déchainées de notre époque, honora la Milonga del Angel de sa présence charismatique et d'un accrochage en tension. 




Né en 1950 à Saint-Claude dans le Jura, Alex Barbier est renvoyé de l’éducation nationale alors qu’il est professeur de dessin. Motif : attitude subversive. S’il y a bien eu de brèves années où il a été un garçon sage et singulièrement doué pour le dessin , plus tôt, à l’école, il s’était déjà montré, comment dire... sauvage.
Dès ses débuts en bande dessinée, à l’aube des années 80, il marque le genre par deux livres : Lycaons et Le Dieu du 12. Couleurs criardes et univers hallucinés, jeunesses folles et lycantropes, vices et bassesses ordinaires : Burroughs et Céline trouvent un éblouissant héritier dans le champ de la littérature graphique. Désormais installé par ses pairs de F. (comprenez le Frémok) comme une référence majeure, il compte aux éditions FRMK non seulement sa trilogie des Lettres au Maire de V., mais aussi un livre-entretien biographique et De la chose, un recueil de petites peintures à l’huile érotiques, douces et délicates.
www.fremok.org











En partenariat avec les éditions FRémok.

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∞POSITION du O2/O3/1O au 15/O5/1O // MILONGA DEL ANGEL


ROLAND LAMON








Prenant le contre-pied de sa pratique professionnelle, le décor d'opéra, dans lequel la figure humaine est très rarement représentée, Roland Lamon peint des personnages découpés dans des panneaux de bois puis les met en scène dans le réel (rues, jardins publics...) détournant parfois l'usage fait du mobilier urbain autant que les oeuvres du domaine public (le 1%). Lamon joue des contextes, créant de fait un véritable espace de discussion et d'échanges qu'il récolte et réinvesti dans son travail.

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